Les quatre séances du séminaire “Sociétés médiévales” du mois de novembre ont été consacrées à la poursuite du chantier engagé depuis trois ans sur les chartes de création de foires et marchés du règne de Louis XI. Il a conduit une douzaine d’étudiants de master à travailler sur les prestigieux registres du Trésor des Chartes des rois de France, sortis exceptionnellement des réserves des Archives nationales. L’atelier 2016 a été l’occasion d’étendre la recherche à de nouveaux registres. Il a permis d’enrichir le corpus documentaire rassemblé au cours des sessions précédentes.
Bravo donc à l’équipe de cette année pour son implication : Chloé Benezra, Romain Bougourd, Alex Boury, Léa Demongeot, Charlotte Dronne, Casimir Ferradou, Christel Froissart, Morgane Jeannin, Adrien Lefranc, Vincent Moinard, Kaelig Nunez, Stania Narainen et Nabiha Soukehal.


Le Livre de la vache (Liber vaccae) est un texte magique d’origine arabe (IXe siècle), traduit en latin dans la Péninsule ibérique au XIIe siècle. Il est attribué, à tort, à Platon, à Galien et à Hunain ibn Ishaq et doit son nom à la première expérience qui propose une méthode pour la fabrication d’un homuncule à partir de sperme humain et d’une femelle animale. La magie du Livre de la vache repose sur l’exploitation des forces de la nature, et non sur l’invocation des démons. Cette magie est-elle pour autant moins dangereuse aux yeux des lecteurs médiévaux ?

Liliane Zambon